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Ai Wei Wei,
l’art de la dissidence

Ses doigts d’honneur photographiés devant des monuments emblématiques, ses installations géantes un peu partout sur la planète, ses selfies politiques satiriques contre le régime chinois, le détournement d’une photo d’enfant syrien noyé sur une plage de la Méditerrannée, ses provocations ont fait le tour du monde.

Souvent accusé de récup ou de démagogie, orfèvre du scandale mais toujours tapant juste, l’artiste chinois Ai Wei Wei est un authentique rebelle et un créateur habité à l’engagement absolu. Plasticien, peintre, photographe, batisseur, artiste conceptuel, sculpteur, mais aussi blogueur ou performeur, il bouleverse les codes de l’art pour ouvrir de nouvelles voies. Et à 66 ans il est du bois dur dont on fait les hommes qui ne se soumettent pas.

Né dans la Chine de Mao, il s’initie à la pop culture à New York avant de revenir en Chine. Associé à la conception du stade olympique de Pekin, il prend conscience de l’oppression du peuple chinois et dénonce la corruption du parti communiste. Encombrant pour le régime, il est plusieurs fois arrêté, battu, emprisonné, avant d’être finalement contraint à l’exil en 2015. Désormais c’est la tragédie de l’exil et des migrants qui fait le carburant de ses indignations.

Un reportage de Caroline Benarrosh
Montage de Matthieu Lère

Diffusé le 26 avril 2024
France 5, 52'

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